Leur Histoire

Vers 1800 on voit apparaître une mode des zoos humains. Ce terme est apparu dans les années 2000 pour désigner une attitude culturelle qui à prévalu dans les empires coloniaux. Ces expositions coloniales furent l’occasion de présenter au public de la métropole un échantillon des divers peuples colonisés mis en situation forcée dans un environnement reconstitué. Ce phénomène d’exhibition existe depuis l’Antiquité mais se développe surtout avec les Grandes Découvertes. Étant destinées à l’élite jusqu’au XIXème siècle, ces exhibitions se démocratisent à partir de cette date, touchant un plus large public. On constate donc que la colonisation et les exhibitions sont un phénomène parallèle. On peut voir une véritable mise en scène de ces expositions, visant à attirer le public. Une véritable propagande se met en place autour du phénomène avec l’impression d’affiches et de cartes postales. En 1853, Illustrated Magazine of Art, publie « De nous jours [avec ces exhibitions], nul n’a besoin d’affronter les périls de la mer ni les dangers de la terre pour se familiariser avec les variétés des races humaines. » On peut donc parler d’un véritable voyeurisme autour du phénomène. Devant l’ampleur du succès, les expositions universelles saisirent l’idée d’installer ces zoos humains lors de chaque exposition, et le verdict ne se fait pas attendre : c’est une victoire.

Cependant, ces exhibitions finiront par être dénoncées comme étant clairement racistes. Les conditions dans lesquelles ces populations sont exploitées violent clairement les droits de l’homme et des associations humanitaires et anticolonialistes élèvent la voix. Africanus Horton, un homme politique et intellectuel sierra léonais a dit « Quand arrivera le temps bienheureux où les anthropologues et les philosophes modernes cesseront de fabriquer des études dont le seul but est de calomnier les races opprimées » Il y eu 2 villages africains importants à Rouen, celui de 1889 et celui de 1896

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