L’exposition coloniale de 1896
Rouen organise en 1896 une Grande Exposition Nationale et Coloniale : Nationale car elle présente le savoir-faire de la Normandie agricole, industrielle et commerçant. Coloniale car pour les organisateurs de l’exposition il est primordial de valoriser les colonies et l’importance du port de Rouen en pleine mutation. Deux candidats déposent un dossier auprès du comité d’organisation de l’Exposition rouennaise pour l’implantation d’un village africain : Ferdinand Gravier et les frères Barbier. C’est la proposition des frères Barbier qui remporte le projet notamment parce qu’ils souhaitent présenter les Africains dans une reconstitution de village, avec des cases, des ateliers et un lac « comme s’ils étaient chez eux ». Au sein du village africain des bijoutiers, des forgerons, des cordonniers et des tisserands sénégalais et soudanais montrent leur savoir-faire à une foule nombreuse. Pour le comité d’organisation de l’exposition, l’objectif est double : il s’agit tout d’abord de vanter l’importance d’aller investir dans les colonies, notamment pour les drapiers normands, et montrer l’importance de la France, mère patrie, aux africains.
On peut aussi évoquer une autre attraction présente lors de cette exposition coloniale de 1896, étant en lien avec le Muséum, il s’agit de Martin le phoque. Il fut pêché à Saint Valéry en Caux et présenté dans la cascade du Jardin de l’exposition. Il fut fortement apprécié et beaucoup de gens s’opposèrent à son départ, Martin étant devenu un personnage officiel de la ville.